dimanche 14 octobre 2012

ATTENTATS ANARCHISTES A PARIS




                        La chemiserie Clément, avenue de
                        la République, après l'explosion.
Deux attentats rappelant ceux par lesquels se signala la propagande anarchiste, il y a une dizaine d'années, viennent d'être commis à Paris; les récents évènements de Russie ont été le prétexte de ces actes criminels, dont les auteurs sont jusqu'à présent restés inconnus.

         Le prince Troubetzkoy.

    












 Phot. Pirou, bd. Saint-Germain.

Lundi dernier, divers groupes socialistes et révolutionnaires avaient organisé, au Tivoli-Vaux-Hall, un meeting de protestation contre le «tsarisme». La sortie de la réunion fort nombreuse achevait de s'effectuer sans désordre, grâce aux rigoureuses mesures dont M. Lépine, préfet de police, surveillait lui-même l'exécution, lorsque, vers minuit, une bombe éclata sur l'avenue de la République, à l'angle du quai de Valmy, devant la maison portant le numéro 13; les deuxgardes républicains Bonnet et Montagne furent sérieusement blessés, l'un à la jambe, l'autre à la main; un troisième eut son fusil détérioré, mais, comme une demi-douzaine d'autres personnes, il ne fut que légèrement atteint. Quant aux dégâts matériels, ils se bornent au bris d'un vitrage à la devanture du magasin occupé par la chemiserie Clément.
La nuit précédente, le colonel prince Jean Troubetzkoy, attaché à l'ambassade de Russie, avait, en rentrant du cercle, failli heurter du pied un dangereux engin explosif, déposé au seuil de son hôtel, rue d'Argenson. Le prince Troubetzkoy, résidant depuis longtemps en France, est, on le sait, une des personnalités les plus notoires et les plus sympathiques de la colonie russe à Paris. Qui n'a eu l'occasion de le rencontrer conduisant son phaéton attelé d'une belle paire de chevaux?
L'hôtel du prince Troubetzkoy,
rue d'Argenson (La croix blanche
indique l'endroit où la bombe fut trouvée,)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire